

L’océan Arctique recèle d’énormes gisements d’hydrocarbures qui attisent les convoitises. Près de 90 milliards de barils de pétrole y seraient enfouis, l’équivalent de trois ans des besoins en or noir de la planète, ainsi que 30% des réserves mondiales de gaz, dont un tiers dans le seul gisement Stockman situé en mer de Barents. Avec le réchauffement climatique, ces ressources naguère inaccessibles pourraient commencer à être exploitées d’ici quelques années. D’autant qu’ils sont situés sous une profondeur d’eau de quelques centaines de mètres seulement, bien moins que les forages réalisés dans le Golfe du Mexique (environ 1500 m)par exemple. La fonte des glaces arctiques, en effet, s’accélère (voir fiche Le réchauffement climatique est-il positif pour certaines personnes et certains pays ?).
Depuis 1980, la surface de la banquise à la fin de l’été a déjà diminuée de plus d’un quart (de 7 à 5 millions de kilomètres carrés). Et sa régression risque de s’accélérer car lorsque la banquise disparaît, elle ne réfléchit plus la lumière du soleil. L’océan absorbe alors 4 à 5 fois plus de chaleur, ce qui accélère encore la fonte des glaces et facilite le travail des ingénieurs qui sont déjà sur place pour prospecter dans la région.
L’Antarctique fond aussi, mais cette région est protégée. Elle est désormais dotée du statut de réserve naturelle, ce qui y interdit toute activité autre que touristique et scientifique. L’Arctique, lui, n’a pas cette chance dans la mesure où les pays limitrophes (Russie, Etats-Unis avec l’Alaska, Canada, Norvège et Danemark à travers le Groenland) revendiquent leurs droits territoriaux afin de bénéficier de cette manne énergétique. Sans compter les gisements d’or, d’argent et de cuivre déposés par les sources hydrothermales sous-marines arctique qu’ils escomptent également un jour exploiter.
Malgré la fragilité de l’écosystème arctique et son importance pour l’équilibre de notre planète, la ruée vers le pôle Nord ne peut que s’intensifier.
Merci au CNES et à Carboschool pour leur collaboration.
Pour en savoir plus :
http://recherchespolaires.veille.inist.fr/spip.php?article520
http://www.lefigaro.fr/matieres-premieres/2010/06/03/04012-20100603ARTFIG00794-ruee-vers-l-or-noir-de-l-ocean-arctique.php
