

Le dioxyde de carbone (CO2) n’est pas le seul responsable de l’effet de serre, loin de là. D’autres gaz, d’origine naturelle ou issus des activités de l’Homme, y participent également (cf. fiche “Toutes les émissions de GES sont-elles liées aux activités de l’homme ?”). C’est la raison pour laquelle on parle de Gaz à Effet de Serre (GES) au pluriel, et non au singulier. Outre le CO2, les GES les plus connus sont la vapeur d’eau, le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O ou gaz hilarant !), les hydrofluorocarbones (HFC), les hydrocarbures perfluorés (PFC), l’hexafluorure de soufre (SF6), mais aussi le fameux chlorofluocarbure ou fréon (CFC) et l’ozone (O3).
Tous ces gaz ne contribuent pas de la même manière à l’effet de serre. Nul n’est émis dans les mêmes proportions. Et, surtout, chacun est doté d’un pouvoir de réchauffement spécifique et d’une longévité qui lui est propre. Pour comparer leur impact respectif, on utilise donc un indice qui prend en compte ces différentes caractéristiques : le pouvoir de réchauffement global (PRG). Celui du méthane est par exemple de 25, ce qui signifie qu’un kilo de méthane envoyé dans l’atmosphère produira sur un siècle le même effet cumulé que 25 kilos de CO2. Mais il y a pire. Le PRG du N2O est d’environ 300, celui des CFC compris entre 7400 et 12200, et celui du SF6 approche les… 23 000 ! Ce gaz de synthèse industriel, utilisé pour fabriquer des transformateurs ou des doubles vitrages, est donc potentiellement effroyable. Mais, heureusement, il n’est produit qu’en extrêmes petites quantités.
Merci au CNES et à Carboschool pour leur collaboration.
Pour en savoir plus :
http://acces.inrp.fr/eedd/climat/dossiers/climat/ges/
