

Comment donner foi aux prévisions du GIEC quand il fait très froid en hiver et au printemps, comme ce fut le cas en France en décembre 2009, ainsi qu’en janvier et mai 2010 ? Nombre de personnes emmitouflées dans plusieurs couches de lainage se sont en effet posé sérieusement la question. Mais celle-ci n’a pas de raison d’être, car une vague de froid passagère n’est pas antinomique avec un réchauffement climatique global. La méprise repose sur la confusion entre deux notions distinctes : météo et climat.
La météorologie est une prévision à court terme de la situation atmosphérique : température, pression, vent et précipitations susceptibles de se produire lors des prochains jours. La climatologie analyse quant à elle l’ensemble des conditions météos (taux de précipitation annuel, température moyenne…) qui affectent une région sur le long terme.
En climatologie, on distingue ainsi plusieurs types de climat qui, somme toute, varient assez peu dans le temps : climat océanique (température douce et précipitations importantes), climat continental (écart de température marqué entre l’été et l’hiver), climat polaire (hiver très froid et température maximale n’excédant pas 10°C)… Chaque climat est lié à un écosystème qui correspond à ses conditions météorologiques. Un changement de régime climatique bouleverse donc profondément l’équilibre biologique d’une région, comme cela risque de se produire avec le réchauffement en cours.
En d’autres termes, la météo est au climat ce que l’actualité est à l’histoire. Il faut un certain recul pour comprendre les enjeux et les conséquences d’un événement ponctuel. Tirer des conclusions hâtives, dès que le mercure descend en dessous de 0°C par exemple, est donc un non-sens.
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