

Pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES), revoir le contenu de nos assiettes est aussi important que limiter nos déplacements en voiture et en avion. La production de nos aliments a en effet un coût écologique non négligeable, notamment ceux dérivés de l’élevage intensif du bétail (viande et produits laitiers). Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAP), ces derniers seraient responsables de 18% des émissions totales de GES, davantage que tous les moyens de transport réunis !
Un bifteck de 150 grammes serait équivalent, en termes d’émission de GES, à un trajet de dix kilomètres en voiture et de 210 kilomètres en train. La viande rouge (bœuf et veau) a plus d’impact sur l’effet de serre que la viande de porc ou de volaille, dans la mesure où les éructations des ruminants sont responsables de 37% du méthane généré par les activités humaines. Le stockage et l’épandage du fumier sont quant à eux à l’origine de 65% des émissions d’oxyde nitreux dans l’atmosphère.
La production de viande capte en outre des ressources considérables en terres et en eau. Elle occupe 70% des terres arables et absorbe environ 9% de l’eau douce consommée chaque année dans le monde.
Sachant que la consommation mondiale de viande est en hausse (elle devrait doubler d’ici à 2050 selon la Fao), il semble urgent de freiner nos instincts carnivores.
Pour en savoir plus : http://www.fao.org/newsroom/FR/news/2006/1000448/index.html
