

Selon l’Union Mondiale pour la Nature (IUCN), 30% des espèces animales répertoriées aujourd’hui pourraient disparaître d’ici à 2050. Les lézards comptent parmi les plus menacés : 20% d’entre eux auront périclité en 2080 si l’on en croit les biologistes de l’Université de Californie. La modification du climat serait en grande partie responsable de cette hécatombe. La hausse des températures modifie en effet les écosystèmes et perturbe le comportement de beaucoup d’animaux.
Les marmottes, par exemple, sortent désormais d’hibernation vingt-trois jours plus tôt en moyenne qu’en 1980. Certains oiseaux migrateurs, comme les hirondelles, retardent de presque un mois leur départ vers l’Afrique. Et d’autres espèces comme le verdier ont à présent carrément renoncé à migrer. Les lemmings, dont la population explose en Scandinavie lorsque l’hiver est rude, voient quant à eux leur nombre se restreindre considérablement. Leurs prédateurs (renard polaire et harfang des neiges) sont donc contraints de changer de nourriture : ils dévorent dorénavant les lagopèdes, des oiseaux dont le nombre risque ainsi de diminuer considérablement.
Par effet domino, toute une chaîne alimentaire est donc perturbée. Et ce n’est pas la seule. L’ours polaire, pour qui la banquise est le principal terrain de chasse, est aussi menacé : plus la fonte des glaces est précoce au printemps, moins il peut se nourrir avant de jeûner en été. À terme, sa survie n’est donc pas garantie.
Pour en savoir plus :
http://www.actu-environnement.com/ae/news/rapport_especes_sauvages_2009_declin_especes_objectif_2010_7814.php4
http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/7925-les-animaux-d-argos.php
http://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2010/05/14/01030-20100514ARTFIG00580-les-lezards-victimes-du-rechauffement-climatique.php
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/en-images-10-especes-emblematiques-menacees-par-le-rechauffement_21853/
