

Avec la multiplication des épisodes de sécheresse, le déferlement d’inondations, les dégâts causés par les tempêtes et les cyclone.html" target="_blank">cyclones, la situation peut devenir explosive dans nombre de pays.
Lorsque la majorité des habitants d’une région vit de la terre, dans des conditions précaires de surcroît, la raréfaction des ressources en eau douce ainsi que la destruction des champs est de fait susceptible d’aggraver d’anciennes tensions ou d’en générer de nouvelles. Surtout si les inégalités dans la répartition des richesses fait déjà l’objet de frictions entre différentes ethnies, comme ce fut le cas au Soudan.
Certains experts tel le sociologue allemand Harald Welzer, auteur du livre Les guerres du climat (Éd. Gallimard, 2009), estiment ainsi que les violences perpétuées au Darfour seraient en partie le résultat de plusieurs années de désastres écologiques, une guerre climatique en quelque sorte.
La montée du niveau des océans, consécutive au réchauffement climatique (cf. fiche Pourquoi le niveau de la mer monte-t-il), risquerait par ailleurs d’obliger des millions de personnes à quitter définitivement leurs terres pour migrer vers des contrées étrangères (cf. fiche C’est quoi un réfugié climatique). Un afflux soudain et massif de réfugiés pourrait également créer des heurts dans les pays dont la capacité d’accueil serait dépassée et dans les régions où existent déjà des conflits transfrontaliers (Inde/Pakistan par exemple).
Si le changement climatique n’est pas jugulé, différentes parties du monde (Afrique australe, zone sahélienne, Asie Centrale…) risquent alors de sombrer dans la violence.
Pour en savoir plus : Rapport du Pnue 2007 http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=523&ArticleID=5720&l=fr
Rapport du WBGU sur le changement climatique comme risque sur pour la sécurité mondiale (en anglais) http://www.wbgu.de/wbgu_jg2007_engl.pdf
