

Anomalies de température moyenne de surface de l’hémisphère Nord
(par rapport à la période 1961-1990) depuis l’an 1000. GIEC 2007.
Si l’on compare les températures mesurées en différents points du Globe depuis plusieurs décennies, le constat est sans appel : la Terre se réchauffe. Au cours du 20ième siècle, la température moyenne de notre planète a augmenté de 0,74°C, dont 0,65 °C entre 1956 et 2006 ! Elle avoisinait ainsi les 14,4°C entre 2001 et 2007, soit 0,2°C de plus qu’entre 1991 et 2000. Les dix années les plus chaudes répertoriées depuis 1880 sont d’ailleurs survenues entre 1997 et 2008 ! Et le mois d’avril 2010 a décroché le record, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), avec une température moyenne de 14,5°C à la surface de la Terre.
D’autres signes de réchauffement sont visibles. La banquise s’amincit, les calottes polaires régressent, les glaciers de montagne reculent, les neiges éternelles se raréfient, les déserts avancent… Et dans nombre de pays, les épisodes de sécheresse et les canicules se multiplient, comme en France en 2003 et 2006.
Certes, ce n’est pas la première fois que le climat de la Terre se modifie. Au Moyen âge, l’hémisphère Nord a connu une période relativement chaude. Le Groenland n’était alors pas entièrement couvert de glace, mais aussi… de verdure ! Puis, vers l’an 1500, un « petit âge glaciaire » s’est installé pour trois siècles sur l’Europe avant que les températures ne redeviennent plus clémentes.
Le réchauffement planétaire auquel nous assistons aujourd’hui n’est donc pas une première. Mais il semble inquiétant dans la mesure où il se produit extrêmement vite. Et qu’il serait principalement dû aux activités humaines qui, en émettant de grandes quantités de gaz à effet de serre, réchaufferaient à toute vitesse l’atmosphère.
Merci au CNES et à Carboschool pour leur collaboration.
Pour en savoir plus :
http://climat.meteofrance.com/jsp/site/Portal.jsp?page_id=11424&document_id=5048&portlet_id=47211
