
Montée du niveau des océans, sécheresses à répétition, inondations brutales… Les dérèglements climatiques risquent de rendre certaines régions du globe totalement inhospitalières. Pour survivre, leurs habitants seront donc forcés de migrer vers des territoires plus accueillants. Ils deviendront des « réfugiés climatiques », contraints à l’exil suite aux bouleversements de leur environnement. Ceux-ci existent déjà puisque les effets du réchauffement commencent à être visibles, notamment dans le golfe du Bengale où les terres arables deviennent trop salées avec la montée du niveau des mers ou bien en Afrique de l’Ouest où la mousson est désormais erratique depuis 30 ans. Mais leur nombre devrait augmenter sérieusement au cours des décennies à venir (voir fiche Combien de personnes pourraient être contraint de déménager du fait de la montée des eaux).
Officiellement, ces réfugiés n’ont encore aucune existence juridique, même si beaucoup militent pour faire reconnaître leur statut. Car le terme de réfugié, défini par la convention de Genève élaborée en 1951 par les Nations Unies, ne s’applique pour l’instant qu’aux individus victimes de persécutions dans leur pays, à cause de leur religion ou de leurs opinions politiques.
Le cas des « migrants environnementaux » est moins évident, surtout s’ils fuient parce que leurs terres sont devenues incultivables. Le phénomène est progressif et frappe donc moins les esprits. En outre, peu d’entre eux viennent chercher refuge dans les pays riches. La plupart s’installent dans la grande ville la plus proche, dans des conditions souvent précaires. Seule une minorité franchit aujourd’hui les frontières, mais le phénomène va s’amplifier au cours des années à venir.
Pour en savoir plus :
http://www.iom.int/jahia/Jahia/media/feature-stories/featureArticleEU/cache/offonce?entryId=26621
http://mpj2009.wordpress.com/2010/03/19/refugies-climatiques-une-urgence-sous-estimee/

